La Vie en équilibre (instable ?)

Equilibre & sérénité. Ordre, luxe, calme et volupté. Enfin, j'essaie...

vendredi 20 juin 2008

Contrecoup

Je suppose que c'est le contrecoup, mais je suis malade depuis une bonne semaine.

Depuis le lendemain du jour où j'ai su que j'avais réussi et que j'étais désormais titulaire d'un bô diplôme de web*designer tout neuf.
Ce n'était pas du tout cuit du tout, j'ai eu une sale note à ma soutenance orale, non pas que j'ai mal parlé, au contraire, il parait que j'étais plutôt à l'aise et claire dans ma présentation et mes motivations (Messieurs les jurés, je ne suis pas gra*phiste et je n'ai pas fait les be*aux arts, c'est pourquoi je ne vise pas le de*sign d'interfaces graphiques mais plutôt la gestion de projet. Je sais vu mon âge et mon profil atypique que je n'ai aucune de chance de retourner au salariat dans une web-agen*cy mais que je vais plutôt rester free-lance, etc.).
C'est même ce qui m'a sauvée, parce que je n'avais réellement pas le niveau en graphisme et que j'ai été notée sur el même plan que les autres mais mon projet et mon positionnement tenaient la route, donc soit ils en ont tenu compte, soit ils ont eu pitié.
Bref, j'ai le papier, c'est déjà ça.

Et dès le lendemain, je me suis effondrée.
Du coup, je n'ai même prévenu quasiment personne que j'avais réussi. Je ne l'ai pas posté ici, je n'ai même pas appelé mon père pour le prévenir. Seulement après 4 ou 5 jours.
Beaucoup de fatigue et des migraines +++ que la digipuncture soulage à peine.

Je fais quelque chose, ça m'épuise, je dors une heure, je refais quelque chose, ça m'épuise, je re-dors.

Je squatte l'angle du canapé lovée dans mon coussin d'allaitement. Il parait que ce soir, j'ai dicté la liste de mots à CF2 en m'endormant entre chaque et qu'ils étaient obligés de me réveiller "Maman ! le mot suivant !" Je ne me souviens pas non plus d'avoir relu sa liste mais il parait que si et que même je lui ai dit de recopier ceux qu'elle avait eu faux et qu'ils m'ont ensuite réveillée pour que je vérifie.

Pour un peu, je me croierais au temps où j'étais en chimio, les vomissements frénétiques en moins.

Je reprends l'antenne quand ça ira mieux.

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mercredi 18 juin 2008

Dou*las, médias, aca*démie de médecine et Le Monde

Un poste un peu fouillis aujourd'hui, j'écris comme ça me vient...

L'Aca*démie de médecine a sorti un rapport au sujet des Dou*las. Ca me ferait sourire (jaune) si le rapport n'était relayé par la presse pleine de bonnes intentions mais pas très futée.

Telle Sandrine Blanchard, éminente journaliste à la rubrique santé médecine du Monde qui, à défaut de savoir rédiger un article de bout en bout, sait assurément trouver des sources et recopier allègrement leur contenu.

Ainsi, il y a un an et demi, elle avait *écrit* un article fort bien documenté sur la césarienne.
Fort bien documenté parce qu'elle s'était basée à 90 % sur le dossier de presse de Césarine, rédigé par moi-même et donc évidemment fiable et de bonne qualité (non non ce n'est pas la modestie qui m'étouffe sur ce coup-là, je sais que j'avais fait du bon boulot avec ce dossier) mais qu'elle n'avait pas cité Césarine.
Eh non, Césarine n'était pas citée dans la version papier mais uniquement dans la version électronique de l'article... et ce, suite à un concours de circonstances amusant : je connais bien la personne qui était chargée de la révision, c'est-à-dire des corrections avant parution de l'article. Par conséquent, cette personne connaissait l'existence Césarine, parce que je lui avais déjà parlé de l'association, et c'est tout naturellement qu'elle a ajouté à l'article le lien vers notre association.
Ca a dû lui faire tout drôle, à cette gratte-papier plaigiaire de voir notre association en lien de son papier sur le site web du Monde alors qu'elle avait soigneusement omis de citer ses sources.

Autre chose qui m'avait à l'époque terriblement choquée : l'article commençait, selon une technique journalistique éprouvée, par une citation du genre "On m'a opérée de mon bébé. Je n'ai pas eu l'impression d'accoucher, raconte Claudia, qui a donné naissance par césarienne l'année dernière"
Ce qui donnait tout à fait volontairement l'impression que Madame Blanchard avait effectivement interviewé une jeune mère s'appelant Claudia.
Sauf que cette citation était extraite de la rubrique "Paroles de mères" du dossier de presse de Césarine et remaniée juste assez pour donner l'impression d'avoir fait partie d'un interview.

La reprise de cette citation m'a posé un gros problème de conscience qui n'a pas dû même effleurer Sandrine Blanchard quand elle a pompé joyeusement dans les citations pour étoffer son papier et donner l'impression qu'elle avait travaillé : les citations avaient été autorisées pour Césarine par les mamans. Mais pas forcément pour être reprises dans la presse et sur n'importe quel autre support sans autorisation préalable. Heureusement que j'avais changé les prénoms des mamans
(Eh non, Claudia ne s'appelle pas Claudia, Madame Blanchard. Pas plus que vous n'êtes une journaliste qui fait correctement son boulot. J'ai eu une carte de presse pendant quelques années : je suis en mesure de juger mes pairs, faites moi un procès en diffamation si vous l'osez).

Pas très glorieux de la part d'une journaliste se devant d'être intègre et sérieuse... m'enfin au moins le fond de l'article était correct et fiable puisque paraphrasé d'un écrit rédigé par mes soins.

Mais voilà que cette journaliste récidive aujourd'hui avec un papier sur les Dou*las. Parpier basé sur le rapport de l'Académie de méde*cine au sujet des dou*las.

Certains points de ce rapport, dont j'ai reçu le fichier aujourd'hui même, sont de tels non-sens ou incongruités que je trouverais ça risible s'ils ne risquaient pas d'être repris n'importe comment dans la presse :

La nature de leur clientèle est difficile à préciser. On possède quelques éléments permettant de la cerner. Mis à part quelques couples étrangers d’origine anglo-saxonne, il semble que les couples faisant appel aux « Dou*las » appartiennent, pour le moment, le plus souvent, à la classe moyenne ou supérieure aisée et vivent en ville (15). Les femmes, sensiblement plus âgées que la moyenne des femmes ayant accouché en France en 2006, sont bien informées et intellectuelles. Par ailleurs, les couples sont souvent adeptes des « naissances alternatives », des médecines alternatives ou membres de réseaux d’usagers peu favorables, pour ne pas dire franchement hostiles à toute médicalisation de la maternité et à l’ensemble du corps médical. La plupart des femmes contactent les « Dou*las » assez tôt au cours de la grossesse et rédigent un projet de naissance avec des idées très précises. Enfin, un tiers de ces femmes, nous l’avons vu, décide d’accoucher à domicile.

En résumé, peu de femmes sont, pour le moment, concernées : 138 en 2006. Une partie d’entre elles est adepte des médecines alternatives et un tiers souhaite accoucher à domicile.

Je suis dou*la en exercice, ce qui signifie que j'ai accompagné plus de trois couples, que j'ai signé la charte déontologique de DDF, que je la respecte, que je suis le processus de marrainage, que je transmets à DDF mes statistiques annuelles et que je me plie aux diverses demandes et formalités que l'association juge pertinentes pour évaluer et faire reconnaître ce métier.

J'ai accompagné une quinzaine de couples à ce jour et sur ce nombre :
* seuls 3 étaient des accouchements à domicile.
* pas un seul de ces couples n'était d'origine anglo-saxonne
* la majorité des mères étaient des CSP intermédiaires, voire moins. J'ai ainsi accompagné entre autres des mamans employée, professeur des écoles, infirmière, vendeuse, épouse-collaboratrice de maraîcher, mère au foyer ou étudiante
* pas un seul couple ne m'a payé en chèque emploi-service parce que pas un seul n'était assujéti au paiement de l'impôt sur le revenu. Ah si pardon, deux d'entre eux payaient des impôts et étaient même très à l'aise financièrement. Mais ils n'ont pas jugé utile d'utiliser la formule CESU. Deux autres couples étaient dans une situation financière plus que précaire et rémunérer mes services n'a pas été facile pour eux malgré ma flexibilité. Donc pour la catégorie CSP +, je repasserai.
* certains couples étaient partisans des médecines alternatives mais d'autres pas du tout et souhaitaient une médicalisation "raisonnée" de leur accouchement.

Les « Dou*las » sont apparues en France en 2003. Elles sont plus ou moins regroupées au sein de plusieurs petites associations.

L’association des « Accompagnantes à la naissance » (ALNA) (5), la plus ancienne, a été créée en 2003, par une jeune femme formée en Angleterre. Son siège est à Lyon. C’est la seule formation qui donnerait le droit de porter le titre d’Accompagnante à la naissance, nom déposé à l’Institut National de la Propriété Industrielle. Sa particularité est de faire une distinction entre Accompagnante à la naissance et « Dou*la ». Pour l’association ALNA, une accompagnante à la naissance doit impérativement être une femme ayant accouché et ayant allaité son enfant ce qui n’est pas obligatoire pour d’autres associations. Cette association a rédigé « un code de déontologie » qui pose clairement l’obligation du respect dû aux professionnels de la naissance : médecins, sages-femmes, auxiliaires de puériculture.

L’association « Dou*las de France » (6) dont le siège est à Paris, a été créée en 2006. Les « Dou*las » recensées dans l’annuaire de l’association s’engagent à respecter « une charte ». L’accompagnement qu’elles proposent, qui peut durer jusqu’à plusieurs mois après l’accouchement, ne peut également se faire sans suivi médical. La charte insiste sur la neutralité que doit observer la « Dou*la » qui ne devrait pas influencer le choix des parents.

Une troisième association « A.Strada » (7) siège à Aubagne et se prénomme « Accompagnante en périnatalité ». Sans parler des accompagnantes formées au Canada par l’école « Mère et Monde » (8) et des « Dou*las » qui prolifèrent à titre personnel

En résumé, bien qu’il existe quelques différences entre elles, l’objectif de ces associations et leur mode d’exercice sont similaires. Toutes, qu’elles aient un code de déontologie ou une charte, s’engagent théoriquement à ne pas empiéter sur le domaine médical et à respecter neutralité et secret professionnel.

Ca me fait sourire de voir à quel point la noble Académie n'a pas poussé son enquête plus loin que le bout de son nez : la "jeune femme" ayant fondé ALNA a dépassé la cinquantaine... et n'est autre que la fondatrice d' A Strada qu'elle a fondé quelques années plus tard, après avoir quitté Lyon.

Je n'ai rien à redire en revanche au sujet des raisons de l'apparition des dou*las :

En résumé, à l’aspiration à un accompagnement personnalisé s’ajoutent de profondes modifications affectant l’offre de soins en périnatalité qui tiennent à la fois de l’évolution de la société, des progrès médicaux, de l’organisation des services, mais aussi de la « judiciarisation ». A ce propos, il est paradoxal de constater que le rejet de la médicalisation va de pair avec l’exigence du résultat et l’accroissement du nombre de plaintes et de procès.

Dommage qu'on se contente de les lister sans pousser plus loin la reflexion.
Quoique... ça veut tout simplement dire que la profession de dou*la a encore de beaux jours devant elle !

Les « Dou*las » disent vouloir informer leurs clientes sans influencer leur choix et rester parfaitement neutres, ce qui est impossible tant est ténue la frontière entre l’ingérence et la non ingérence. En effet, elles participent à  l’élaboration du projet de naissance et, ce faisant, privilégient l’accouchement dit physiologique, ce qui est normal, à condition qu’en soient bien précisées les limites.

Je suis d'accord avec ça. C'est bien parce qu'un accouchement où on laisse la physiologie jouer son rôle est moins dangereux pour la femme et l'enfant que je suis pro-physiologie.
Par ailleurs, mon opinion personnelle ne transparait JAMAIS quand j'accompagne un couple. Ainsi je suis amenée, parfois, à accompagner des femmes ayant, en connaissance de cause, choisi de subir ou de vivre certains actes ou gestes que pour rien au monde, je ne souhaiterais pour moi-même.
Mon rôle de dou*la est de m'assurer, sans influencer, que leurs choix sont bien les leurs, puis de les accompagner là-dedans puisque c'est vers là qu'elles ont choisi d'aller.

Si certains désirs relèvent à l’évidence du choix de la patiente, par exemple le recours à une analgésie péridurale, d’autres, potentiellement dangereux, doivent demeurer de la responsabilité de l’obstétricien. On peut citer : la présence de plusieurs personnes dans la salle de naissance d’où risque infectieux, la liberté de manger pendant le déroulement du travail d’où risque, si une anesthésie ultérieure est nécessaire, d’une régurgitation et d’un syndrome de Mendelson, l’autorisation d’une durée expulsive supérieure à 2 heures et le refus d’extraction instrumentale d’où risque de souffrance fœtale grave, la naissance dans l’eau d’où risque de noyade, l’absence de désobstruction du nouveau-né d’où risque d’encombrement, la durée de la délivrance pouvant aller jusqu'à une heure d’où risque d’hémorragie. Il ne s’agit plus seulement alors de prendre en compte les désirs de la patiente, mais d’accepter ou de refuser l’éventualité d’un désastre néonatal. N’y a-t-il pas contradiction entre la nécessité pour le médecin et la sage-femme d’appliquer toutes les données de la science sous peine de procès, de sanctions et d’indemnisations en cas de complications et, à l’opposé, de respecter les souhaits des patientes, fussent-ils dangereux ?

Ah ça, c'est sûr que les choix faits par certains obstétriciens ne sont jamais dangereux pour les patientes ! Pas plus qu'ils ne respectent pas les souhaits desdites patientes...
Effectivement, le jour où on verra un procès pour déclenchement abusif (par exemple au misoprostol) et à l'insu de la patiente, ayant entrainé des complications graves et l'obligation de pratiquer une césarienne permettant, certes, de sauver l'enfant, mais étant la conséquence directe de gestes iatrogènes la pratique clinique de l'obstétrique française aura peut-être une chance de faire un grand pas en avant.
Et pourtant, c'est tous les jours que ce scénario se produit.
Tous.
Les.
Jours.

Dans d’autres circonstances, les « Dou*las » peuvent sortir de leur cadre strict d’accompagnantes,  interférant  sur la décision des femmes, parfois en toute bonne foi, en interprétant mal certains signes cliniques, faisant ainsi différer une hospitalisation nécessaire. Des exemples ont  été rapportés par les sages-femmes : retard à l’hospitalisation après rupture des membranes  pouvant être à l’origine d’une procidence du cordon ou d’une infection néonatale à streptocoques B, retard à l’hospitalisation  devant un petit saignement associé à une vague douleur abdominale révélant un décollement prématuré du placenta et la constitution d’un hématome rétro-placentaire, retard à l’hospitalisation devant des contractions un peu trop fréquentes et trop longues à l’origine d’une souffrance foetale ; le tout dans la crainte d’une « médicalisation ». D’où une indiscutable perte de chances pour l’enfant.

Une dou*la n'exerce pas de fonction médicale et ne peut à aucun moment décider ou non d'une hospitalisation ou d'une non-hospitalisation.
Des cas ont été rapportés ? Quels cas ? En France ? J'en doute...

Une autre préoccupation est de voir réapparaître les accouchements à domicile dont on pensait qu’ils appartenaient définitivement au passé et le retour à des pratiques de « matrones » (terme désignant des accoucheuses exerçant illégalement), qui ont mis de longues années à disparaître en France et que l’on s’efforce de faire disparaître en Afrique. A ce propos, on cite toujours  l’exemple des Pays-Bas alors que l’organisation de l’accouchement, dans ce  pays petit en superficie, est très différente.

Bon là je ne vais même pas commenter tellement c'est stupide, minable et inexact.

La pratique des « Dou*las » n’a aucun statut juridique. La « charte » de l’association des « Dou*las de France » et « le code de déontologie » de l’association ALNA n’offrent aucune garantie. Elles peuvent, semble-t-il, s’exposer à l’accusation d’exercice illégal de la médecine.

L’article L.4551-1 du code de la santé publique définit parfaitement l’exercice de la profession de sage-femme qui « comporte la pratique des actes nécessaires  au diagnostic, à la surveillance de la grossesse et à la préparation psychoprophylactique à l’accouchement, ainsi qu’à la surveillance et à la pratique de l’accouchement et des soins postnataux en ce qui concerne la mère et le l’enfant …. »

Dans quelle langue devront-nous le dire et le répéter ? Les dou*las ne font ni actes, ni diagnostic, ni surveillance, ni préparation psychoprophylactrique, ni surveillance, ni pratique de l'accouchement ou des soins postnataux.
Donc, elles ne peuvent s'exposer à cette accusation. CQFD.

En septembre 2007, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français, dans une lettre  signée par son Président, son Secrétaire Général et la Présidente du Collège National des Sages-femmes, a rappelé : que «  les femmes peuvent être (si elles le souhaitent et si la grossesse est normale) suivies et accouchées par la sage-femme qui les accompagnera encore, ainsi que leur bébé, après la naissance.

"Les femmes ont le droit d'être accouchées". Pas d'accoucher.
Nuance qui contient en elle-même la justification de notre activité.

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mardi 17 juin 2008

11 ans !

CF1_b
(Ah oui, ses cheveux ont un peu poussé depuis l'année dernière...
Que voulez-vous, c'est un
batteur, il en a le look et les attributs)

Eh oui, déjà !
Le jeune homme entre prochainement au collège et je me délecte chaque jour de nos conversations et échanges. Je m'émerveille devant tant de gentillesse, de sens des responsabilités, de lucidité, d'humour, de brin de folie, de doutes et de bêtise parfois.
J'adore être sa maman !

CF1

On a fêté ça dignement.Il a choisi le menu du jour, comme chaque CF dont c'est l'anniversaire et nous a infligé... une raclette ! Oui, par ce temps ensoleillé et les 25° qu'on a eu aujourd'hui, nous avons dîné d'une raclette parce que c'est son plat préféré (on ne dira jamais assez de bien au sujet de l'abnégation parentale).

Quelques cadeaux ont aussi émaillé la soirée :
- deux jeux de PS2 rachetés d'occasion à un copain de classe : FIFA 2008 et Lego Star Wars offerts par mon père
- un sifflet et des figurines Pokemon respectivement offerts par CF3 et CF2 sur leurs deniers personnels (oui oui : CF3 a cassé sa tirelire et m'a solennellement remboursé les 1,90 € que coutait le sifflet. J'ai été très touchée par son geste)
- un ballon de foot offert par ma grand-mère et ma grand-tante
- un radio-réveil qui projette l'heure sur le plafond quand on appuie sur une touche. Qui indique la température ambiante. Et les phases de la lune. Et qui se règle tout seul sur le signal radio horaire (j'hésite à m'extasier sur le fait qu'on n'arrête pas le progres ou à être atterrée par le fait qu'on est littéralement entourés d'ondes de toutes sortes)
et...
et...
- une plante carnivore ! Une vraie !

Seule ombre au tableau : pas un signe en provenance de chez Belle-Maman qui ne sait pas faire la part des choses et pour qui ses petits-enfants n'existent plus dès lors qu'elle est en froid avec leurs parents. Dommage...
Nos CFs en sont (déjà) conscients et nous tâchons de les protéger de ça aussi. Ils savent que quand ça la reprendra, un jour, le téléphone sonnera, ce sera elle et qu'elle reprendra contact comme si rien ne s'était passé.
Cela dit, je ne sais pas si moi, je pourrai en faire autant. Cette fois-ci, elle a dépassé mes limites.

Il a été particulièrement touché par les cadeaux de son frère et de sa soeur et émerveillé par le réveil et la plante qui étaient une suprise totale.

Avant de se coucher ce soir, il m'a dit avec un sourire jusqu'aux oreilles :
- J'en reviens pas d'avoir eu autant de cadeaux. Et surtout un radio-réveil et une plante carnivore. J'en reviens pas de la chance que j'ai !

Il était ravi ! Et moi si heureuse qu'il soit content !
Je me doutais que la plante carnivore et le réveil lui plairaient. J'ai eu plaisir à lui préparer la surprise et j'avais même mis CF2 dans la confidence pour la plante : c'est elle qui a eu la tâche de lui trouver une place adéquate dans le jardin, bien exposée mais dans un endroit où CF1 ne risquerait pas de la trouver.
Malgré mes mises en garde, elle a mis CF3 dans la confidence...
... mais il m'a assuré qu'il n'avait rien dit du tout à CF1.
Et c'était vrai, le secret fût bien gardé durant près de 2 semaines :o)

Je suis, une fois de plus, émerveillée de sa capacité à être heureux de si peu choses finalement.
Ca ne durera peut-être pas toujours, peut-être que viendra un jour où il espérera pour son anniversaire les dernières baskets de marque à 80 euros, ou le portable dernier cri, ou un scooter (alors là, il pourra rêver longtemps).
Quoique j'en doute, il a le goût des choses simples et des petits bonheurs puisés dans le quotidien et je pense qu'il gardera la capacité à s'émerveiller facilement.

Joyeux Anniversaire A. !

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samedi 7 juin 2008

Fiesta (?), relations sociales, etc.

Aujourd'hui, c'était la fête d'anniversaire de CF2. En fait, elle est née en novembre, mais cette année, on avait décidé de faire la fête quand il ferait beau et qu'elle pourrait profiter du jardin et de la piscine avec ses invité(e)s.

Extrait d'un mail envoyé cette semaine à une amie proche qui-se-reconnaitra au sujet de CF2 :
C'était sur le plan relationnel avec les autres enfants que ça n'allait surtout pas cette année.
Donc là, je fais un test : je lui avais dit qu'on fêterait son anniversaire quand il ferait beau. Samedi prochain, donc, on fera sa fête d'anniversaire. On a préparé des invitations et on verra bien combien d'enfants viennent ou répondent. Je lui ai donné 10 invitations pour qu'elle les donne à qui elle voulait. Je ne sais donc pas exactement qui elle a invité, mais j'ai été agréablement surprise de voir qu'elle avait invité J.  et que J. avait confirmé sa venue.
[finalement J., punie par ses parents sera privée de fête d'anniversaire de CF2]
Du coup, je me demande quand même si sa situation social/relationnel à l'école est si terrible que ça et justifierait une desco.
Parce que je ne sais pas si ce n'est pas aussi un truc que je ressens (ma fille n'est pas intégrée, elle n'est pas aimée) parce qu'elle me le dit comme ça, ou parce que j'ai un vécu douloureux de ce côté, ou bien si c'est la réalité (ses instits m'avaient dit qu'elle avait des copines et qu'elles ne comprenaient pas quand elle se disait seule et mal-aimée)

Bilan : 10 enfants invités et une seule est venue.
Mais cela mis à part, ma fille est bien intégrée dans sa classe où elle a plein d'amies...

Heureusement qu'elle a bien pris la chose et n'en a pas fait une histoire du genre "personne-ne-m'aime" mais plutôt "ils-avaient-tous-autre-chose-à-faire". Et puis, ça a fait plus de gateau pour chacun.
C'est sûr...

Voilà qui alimente encore plus ma reflexion au sujet de la descolarisation éventuelle de CF2... qui pourtant m'a affirmé ne pas vouloir arrêter l'école parce que ça se passait mieux avec les autres enfants.
Je n'ose imaginer ce que c'était quand ça ne se passait "pas mieux"...

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vendredi 6 juin 2008

Interdit de procréer !

desert_medical (je relaie)
A Ste-Colombe-sur-Seine, il est interdit de procréer.
La faute à la fermeture de la maternité locale dans ce coin de Côte-d'Or.

C'est quoi cette histoire ?
Le conseil municipal de Ste-Colombe-sur-Seine, petite commune de 1.000 habitants, a décidé "d'interdire aux femmes de procréer" sur son territoire, pour cause d'"insécurité". Des panneaux d'interdiction vont être installés aux entrées du bourg.

Pourquoi ?
Parce que la maternité de Chatillon-sur-Seine, la plus proche de Ste-Colombe, va fermer ses portes le 1er juillet. Et le conseil municipal a pris un arrêté précisant que cette fermeture "met en situation d'insécurité, menace l'intégrité physique et ne garantit pas les conditions de survie de l'enfant à naître sur les six cantons du pays châtillonnais". Alors, du coup, conclut l'arrêté, "il est interdit à toute femme de procréer".

Alors du coup, comment font les jeunes parents ?
"Ils devront faire 1 heure de route pour se rendre à Semur-en-Auxois, voire 1h30 pour rejoindre le CHU de Dijon", explique le maire de Ste-Colombe, Francis Castella.

Mais pourquoi elle ferme cette maternité ?
"Aucun candidat n'ayant postulé aux postes de gynécologue-obstétricien et de pédiatre vacants au 1er juillet 2008, l'établissement est contraint de suspendre l'activité d'obstétrique, faute de praticiens", a précisé l'ARH (agence régionale d'hospitalisation) dans un communiqué.

Selon elle "afin de garantir la continuité des soins et la prise en charge des femmes enceintes et des nouveaux-nés, un centre périnatal de proximité (CPP) sera opérationnel (dès le 1er juillet), en lien avec la maternité régionale du CHU de Dijon".

Source : Le post
Image : (c) Belcakem/Reu*ters

Edit : Il se passe la même chose à Carhaix en Finistère, dont la maternité est pourtant la seule du Centre-Bretagne ?

index
(c) Nono

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mardi 3 juin 2008

EDF CNIL et compagnie

Je suis très très très en colère contre EDF !!!!

En janvier dernier, j'ai payé, comme d'habitude notre facture EDF par CB et par téléphone.
Mais le paiement n'a pas été enregistré (mais il a bien été débité de notre compte, en revanche, hein, pas d'inquiétude !).
Donc j'ai reçu un rappel papier deux ou trois semaines plus tard : "Vous n'avez pas payé votre facture ! dépêchez-vous de le faire. Tiens d'ailleurs, le prélèvement automatique c'est très intéressant. Et on a même mieux : la mensualisation !"
(merci mais non merci, je préfère mettre de côté les sous d'EDF tous les mois sur un compte d'épargne où ils me rapporteront des intérêts, plutôt que de payer à l'avance ma facture d'EDF mensualisée où mes sous rapporteront des intérêts à EDF)

Donc j'ai téléphoné : Allo ? - musique d'attente - bonjour bienvenue - musique-  appuyez sur * - pour quoi appelez vous ? -  si votre appel concerne .... appuyez sur 1 -  si votre appel concerne .... appuyez sur 2 - etc.
- allo ? bonjour, j'ai reçu un rappel, mais j'ai déjà payé le tant, certificat de paiement n° tant, pouvez-vous régulariser mon compte ?
- Ah ben oui, mais je n'ai pas trace. Envoyez moi un fax avec l'opération apparente dans votre relevé de compte.

Bon. On envoie le fax.

En mars, facture suivante. Je m'aperçois que le montant de la précédente facture déjà payée - rappel de paiement - preuve du paiement par fax figurait sur cette facture.

Donc re-coup de fil :  - Allo ? - musique-  appuyez sur * - etc. (je la fais courte)
Re-demande de fax. En plus, je ne pouvais pas payer la nouvelle facture puisque son montant était erroné.
Bref, j'ai donc calculé le bon montant, envoyé un chèque, avec une lettre explicative et j'ai prié pour que la situation se régularise.

En mai, facture suivante. Miracle ! C'était le bon montant ! La facture était à payer pour vendredi dernier et j'avoue qu'entre le stage et la fin de formation, j'ai oublié.
Samedi matin, le lendemain de la date limite, donc, mon portable a sonné.
C'était le serveur vocal d'EDF qui m'appelait de façon automatisée pour me dire que je n'avais pas payé ma facture (sous-entendu : vilaine débitrice !) et que je pouvais le faire immédiatement par CB si je le souhaitais grâce au présent serveur vocal. Et n'oubliez pas la mensualisation, c'est simple et gratuit (ben tiens !)
(Alors d'abord non, ce n'est pas gratuit puisque ma banque me facture 6 € la mise en place d'une autorisation de prélèvement. Donc j'autoriserai peut-être SI on me fait une réduction de 6 € sur la prochaine facture et encore, rien n'est moins sûr, rapport aux intérêts sur je préfère voir dans ma poche que dans la leur.)
.

Mais ce coup de fil, ça veut tout simplement dire que nous sommes passés sur leur liste noire, leur fichier des mauvais clients. Ceux qui sont tenus à l'oeil par le Big Brother EDFien. Ceux qu'on regarde d'emblée de façon suspicieuse quand ils téléphonent.

J'avais entendu parler, par Que Choisir notamment d'une liste noire que tient EDF sur ses clients "mauvais payeurs". Il parait qu'il y a la même chose chez Oran*ge et à mon avis, toutes les société ont leur petit listing noir.
Sauf que ce genre de pratique est absolument illégale. Il est interdit de fichier les gens, surtout de cette manière, sans une déclaration de constitution préalable de fichier en bonne et due forme auprès de la CNIL (qui retoque en général ce type de fichiers). Et les conditions de constitution d'un tel fichier sont encore plus draconiennes pour l'Etat et toutes les sociétés appartenant à l'Etat.
Ce qui peut sembler paradoxal puisque les entreprises privées, elles aussi, font des fichiers de leurs clients et sont beaucoup moins limitées par la loi que les entreprises publiques. Cela date de la constitution de la CNIL, à une époque où l'on n'imaginait pas encore l'ampleur que prendrait le fichage et où l'on pensait surtout à protéger les citoyens du fichage par l'Etat (un mauvais souvenir de l'époque de Vichy vraisemblablement) plutôt que les consommateurs du fichage par les sociétés privées.

Qu'il existe un tel fichier et que nous y figurions m'a mise en colère.
Mais qu'en plus, notre présence sur ce fichier soit due au fait qu'ils n'ont pas été fichus de gérer correctement leurs paiements,  m'a mise encore plus en colère.

Donc bon, j'ai payé la facture.
Puis, j'ai téléphoné à EDF : - Allo ? - musique-  appuyez sur * - etc.
Je tombe sur une dame qui me demande d'abord mes coordonnées,
- Vous vivez bien au Hameau de TrouPerdu ?
- oui
- Votre numéro de portable est bien 06 ** ** ** **
- oui
- votre adresse email est bien mail****
- oui (alors ça, comment ont-ils eu mon adresse email ???)
- Vous occupez une maison de *** m² dont vous êtes propriétaires ?
- oui
- Avez-vous prévu de faire des travaux d'isolation cette année ?  (le sens caché de cette question anodine vous a peut-être échappé, donc je ferai un billet sur ce sujet dans quelques temps)
- non mais ce n'est pas pour ça que je vous appelle ! (je commençais à être un peu furibarde, surtout en raison de la question anodine précédente -au-sens-caché-sujet-qui-fera-l'objet-d'un-prochain-billet)
- oui oui je sais bien, mais je dois remplir les rubriques
- grmbl... grmbl...

Donc j'explique mon histoire et je finis en disant :
- ça veut dire qu'on est passés sur votre fichier des mauvais payeurs. Or si c'est le cas, d'une part, c'est totalement injustifié vu que l'erreur vient de vos services. Donc vous allez nous retirer de ce fichier TOUT DE SUITE !!! Et d'autre part,  je vous rappelle ou je vous informe que la constitution d'un tel fichier est absolument illégale.

- quelle est votre profession ?
(Aaarg ! Bon sang ! Ça veut dire que si je suis juriste je ne vais pas être traitée pareil que si j'étais "caissière à Mammouth" ? Que comme j'ai l'air de connaître la loi Informatique et libertés, il va falloir me traiter correctement ? ) Cette question m'a mise encore plus en colère si une telle chose était possible.
- ça ne vous regarde pas !

Bref, alors j'ai été mise en attente - musique - musique - alors que c'était MOI qui téléphonais bien sûr, sur leur ligne (faut que je vérifie si elle est surtaxée tiens) le temps qu'elle parle avec son responsable, j'imagine, puis elle m'a évidemment répondu qu'il s'agissait d'une procédure automatique et qu'elle ne pouvait rien modifier à son niveau.

Arg ! Arg !
Non seulement je vais écrire à l'agence locale EDF, mais je vais leur foutre la CNIL et les associations de consommateurs aux fesses.

Posté par KaMaia à 16:37 - Auto focus - Commentaires [3] - Permalien [#]

lundi 2 juin 2008

OnLine

Un petit lien vers le site que je suis en train de faire en ce moment. [edit : je supprime le lien]

polyphoto

Y a un gros bug d'affichage dans le menu sous IE6... et je n'ai pas encore trouvé comment le résoudre.
Les pages qui ne sont pas encore faites vont me donner du fil à retordre, j'en ai peur. C'est mon prochain item sur ma ToDoList

[edit : et puis je reverrais bien le design intérieur parce que le texte ne me parait pas très aéré...]

[edit2 : Bug résolu. Design intérieur revu. Reste une dernière page à faire et c'est bon]

Posté par KaMaia à 02:25 - L'école des sorciers - Commentaires [4] - Permalien [#]



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